Avec le printemps fleurissent les articles sur les bonnes pratiques (bon, ok, en réalité ils fleurissent toute l’année, mais là il semblerait qu’il y ait une petite période de relance sur le sujet). Où aller, pourquoi, comment , quelles sont les nouvelles tendances, sur quels réseaux faut-il miser..? Autant de questions qui soulèvent autant de réponse qu’il y a de poissons dans l’océan (l’avantage, c’est que le nombre tend à baisser ces derniers temps).

Aujourd’hui, je ne vais pas vous faire une énième recommandation sur le pourquoi du comment choisir un réseau plutôt qu’un autre. Je l’ai déjà dit : la recette toute faite n’existe pas, il faut s’intéresser à ce qu’on représente, ce qu’on a en stock, ce qu’on est capable de produire et à quelle fréquence (si, si, je vous l’ai déjà expliqué, mais on y reviendra, pas de souci). Non, aujourd’hui je vais vous parler de ce qui se passe, « quantifiablement », sur les réseaux. Et comment Instagram séduit de plus en plus…

Prenons une petite idée reçue : « internet, c’est pour les jeunes, les réseaux sociaux, encore plus »… Ce qui pourrait être vrai mais ne l’est pas tout-à-fait. La réalité, c’est que la population des réseaux sociaux tend à vieillir. La raison première est simple : ceux qui ont démarré sur Facebook en 2007 ont pris l’habitude des réseaux sociaux et gagné huit ans dans la foulée. Par ailleurs, à l’heure des expatriés, le web reste le moyen le plus pratique de garder le contact et même les grands-parents se collent aujourd’hui sur Facebook.

Usages des réseaux sociauxEn revanche, si on assiste à une augmentation de l’âge global, il y a une perte d’audience simultanée pour les principaux réseaux sociaux  (cf. graphique issu du rapport Global Web Index de janvier 2014). Perte importante pour Facebook, Twitter & Co qui ne séduisent plus autant qu’avant avec des baisses pouvant aller jusqu’à 8%.

Une perte d’audience expliquée par le besoin d’instantanéité : en effet, le digital native veut que ça aille vite, très vite, et n’a pas de temps à perdre à gérer son profil ou à regarder passer tout ce qui pollue son fil d’actualités (publicités en tête). D’où un déplacement vers Instagram pour le visuel et les outils de chat pour garder le contact.

Instagram, c’est le Graal du digital native : ça va vite, on n’y passe pas des heures à regarder une vidéo (qui a 10 minutes aujourd’hui pour regarder une vidéo entière précédée par une pub qu’on ne peut pas zapper ?) et on va à l’essentiel. Une photo / un commentaire. La recette miracle pour gagner 25% d’audience sur un réseau.

Dès lors, Instagram est devenu le réseau préféré des djeun’s en quête d’info et de partage. On voit passer la vie de ses amis, on peut même la commenter, mais la relation est simplifiée par rapport à un compte Facebook où l’ajout systématique de fonctionnalités ne fait que compliquer les choses. La tendance est à la simplification, pas à la complication.

Instagram, c’est aussi un vrai casse-tête à gérer : pas de gestion multi-comptes, pas d’intégration à des outils de type Hootsuite, pas de possibilité de publier via une application tierce (à deux exceptions près : Hipstamatic et Instapload). Imaginez la tête du pauvre community manager qui doit passer son temps à se logger, se délogger, se relogger… Si on y ajoute le format carré obligatoire, là ce sont les directeurs artistiques qui commencent à s’arracher les cheveux. C’est pourtant là qu’il faut aller – si tant est que vous ayez du contenu visuel à proposer…

Alors, si vous n’avez pas encore créé votre compte, il est grand temps de vous y mettre et de rattraper le temps (et l’audience) perdu ! Alors à vos smartphones : c’est par ici que ça se passe…

Author Creative Slashers

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